Table des matières
Axe 1. Définir les contenus et ressources numériques au service des apprentissages
1. Les apprentissages au et par le numérique au sein du tronc commun renforcé
2. Les compétences numériques au cours des dernières années du secondaire
3. Le développement du numérique au sein du plan de pilotage de l’établissement
4. Des ressources numériques de qualité pour tous
Axe 2. Accompagner et former les enseignants et les chefs d’établissement
1. La formation
2. L’accompagnement local
Axe 3. L’équipement des écoles
1. Approche renouvelée du financement du numérique éducatif
2. Investissement dans l’équipement numérique minimal
3. Equipement spécifique supplémentaire
4. Conseil, support et maintenance
Axe 4. Partager, communiquer, diffuser
1. Créer une plateforme de ressources éducatives pour l’ensemble de la communauté éducative
2. L’écosystème numérique propre à chaque établissement
Axe 5. Développer la gouvernance numérique
1. Une transition numérique au service des acteurs du système éducatif
2. Une transition numérique assurant la simplification des procédures administratives et soutenant le pilotage du système et des établissements
3. Une transition numérique qui s’appuie sur des échanges de données sécurisés, et vise l’amélioration de la relation pédagogique et des conditions de travail des enseignants
La mutation structurelle que représente la transition vers la société numérique modifie en profondeur le rôle de l’école en matière d’appropriation des savoirs, savoir-faire et des compétences, et partant la forme scolaire. Comment développer l’acquisition des compétences numériques – ses aspects techniques, mais aussi la gestion responsable des relations virtuelles ? Comment développer
l’utilisation réfléchie du numérique en fonction de sa plus-value pédagogique ? Comment faire du numérique une opportunité pour la réduction des inégalités et éviter la fracture numérique ?
Au vu des enjeux de la transition numérique pour l’école – leur dimension transversale et leur complexité -, les travaux du Pacte pour un Enseignement d’excellence ont mis en exergue le besoin d’une approche stratégique du numérique. Conçue par l’Administration générale de l’Enseignement, à partir du rapport du groupe de travail « transition numérique » et des orientations adoptées dans le cadre du Pacte, la Stratégie numérique pour l’éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles identifie cinq axes d’actions complémentaires :
La Stratégie fait de la transition numérique un enjeu transversal à plusieurs chantiers du Pacte : le nouveau tronc commun renforcé, la transformation du métier de l’enseignant, la gestion de l’hétérogénéité des classes, le travail collaboratif, l’accompagnement et la formation, la diffusion de l’innovation pédagogique, le décloisonnement de l’école et des classes, ou encore le pilotage du système scolaire et celui des établissements.
En présentant une vision intégrée de la transition numérique pour l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles, la Stratégie souligne le besoin d’investir dans les compétences numériques dès l’enseignement obligatoire, pour donner à tous les citoyens la capacité et les moyens d’agir. La Fédération Wallonie-Bruxelles rejoint ainsi les initiatives du gouvernement fédéral et des gouvernements régionaux qui visent à développer une vision numérique à long terme pour la société.
Mise en oeuvre de la Stratégie
La Stratégie doit être opérationnelle ; c’est pourquoi elle est présentée sous la forme d’actions prioritaires axées sur une mise en oeuvre concrète. Ces actions prioritaires croisent à dessein de nombreux chantiers du Pacte, ainsi que leur agenda de mise en oeuvre, et identifient les acteurs et les partenaires concernés par chacune d’entre elles. La Stratégie propose également des articulations originales, notamment avec les instances régionales, afin de dégager de nouvelles synergies en matière d’équipement et d’infrastructure numériques.
Le défi que représente la transition numérique dans l’enseignement obligatoire suppose une approche concertée, voire coordonnée, des différents acteurs. A cette fin, une instance interréseaux (Comité interréseaux du numérique éducatif – CINE) dédiée à l’intégration de l’école dans la société numérique accompagnera la mise en oeuvre des initiatives liées à l’accompagnement et à la formation des enseignants, aux équipements numériques, au partage, à la communication et à la diffusion des ressources. Sous l’impulsion de l’Administration générale de l’Enseignement, le CINE rassemblera les représentants des fédérations de pouvoirs organisateurs et des experts des nouvelles technologies, et pourra également associer à ses travaux les organisations syndicales ainsi que les instances régionales en charge des matières numériques (AdN et CIRB). Afin que la transition numérique se concrétise dans les écoles et que les interventions les différents acteurs et partenaires de l’enseignement soient mieux articulées, il est essentiel que les initiatives de la Stratégie qui concernent directement les établissements puissent être opérationnalisées dans le cadre d’une approche ciblée. La nouvelle instance interréseaux aura donc pour mission d’élaborer un Plan numérique destiné spécifiquement aux établissements, et concernant en particulier les dimensions relatives à la formation et à l’accompagnement, aux équipements et aux infrastructures et au partage des ressources éducatives (voir les axes 2, 3 et 4).
Reflétant l’importance prise par le numérique dans l’enseignement, un Service général du numérique éducatif est créé au sein de l’Administration générale de l’Enseignement qui travaille en étroite collaboration avec l’ETNIC et avec le Centre d’expertise numérique du Ministère. Les missions de ce nouveau Service sont d’assurer le suivi coordonné de la mise en oeuvre des cinq axes de la Stratégie, en collaboration avec les services de l’Administration concernés, tout en assurant la mise en oeuvre des actions qui sont immédiatement de son ressort.
Les initiatives qui composent la Stratégie recouvrent des dimensions variées – contenus des apprentissages, formations des enseignants, équipements, etc. Elles sont pour la plupart transversales aux mesures du Pacte et aux budgets prévus dans ses différents axes. Afin de développer une approche cohérente de l’investissement dans le numérique, la Stratégie prévoit également la définition d’une approche commune des gouvernements régionaux et communautaires concernant les Fonds européens.
La Stratégie numérique pour l’éducation constitue un chantier important du Pacte et fera l’objet d’un suivi par ses instances de pilotage, notamment la cellule opérationnelle qui veille au déploiement de l’ensemble des initiatives du Pacte avec les différentes équipes projets. L’état d’avancement de la mise en oeuvre de la Stratégie sera publié et des indicateurs de suivi seront intégrés du suivi du Pacte.
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Docteur en sciences de l’ULg, Yannick Letawe est formateur d’enseignant·e·s en sciences (physique et mathématiques) à la Haute École Bruxelles-Brabant. Il est chargé d’exercices en biomécanique et physique à l’Université Libre de Bruxelles et chercheur au sein du consortium C5 (Tronc Commun Polytechnique) pour le Pacte d’Excellence. Il a par ailleurs une bonne expérience en gestion de projets créatifs et interdisciplinaires en milieu scolaire. Les échanges qui ont suivi avec l’assemblée ont permis d’approfondir le sujet et de susciter l’intérêt des membres de wikiCM pour un éventuel labo d’innovation sur le sujet.
Retrouvez ici le texte de son exposé
Pour contacter Yannick Letawe : [email protected]
Table des matières
1. Introduction
2. De l’utilité d’intégrer l’ECM en classe de sciences
2.1. Division du savoir en disciplines
2.2. Evolution des sciences au 20e siècle
2.3. Production des savoirs scientifiques
3. De la difficulté de la tâche à accomplir
3.1. Un frein épistémologique
3.2. Un frein didactique et pédagogique
3.3. Une posture vis-à-vis de la neutralité
4. Des voies possibles
5. Conclusion
Références
Inroduction
De plus en plus d’enseignants, de l’enseignement primaire au supérieur, tentent d’insérer dans leur cours une dimension citoyenne, en accord avec les prescrits officiels tels que le Décret Missions, ou le future Pacte pour en enseignement d’Excellence. Le nombre croissant de ressources pédagogiques disponibles, provenant d’initiatives locales ou gouvernementales, est supposé permettre aux enseignants de s’approprier les concepts de l’Education à la Citoyenneté Mondiale (ECM) et les aider à les rendre opérationnels dans leur cours. Notons par exemple les journées d’échange et d’inspiration organisées par le programme Annoncer La Couleur. Ces journées rassemblent une centaine d’enseignants d’horizons divers, motivés par les thématiques d’ECM et partageant leur vécu à ce sujet. Il est toutefois surprenant de constater le faible nombre de professeurs de disciplines scientifiques traditionnelles (physique, chimie, biologie, et mathématiques) dans ces rencontres. La part belle revient aux professeurs de français, d’histoire, de géographie, de sciences sociales ou économiques et aux instituteurs primaires. Ce constat soulève une question de fond qui mérite d’être analysée : pourquoi les disciplines scientifiques sont-elles sous-représentées dans ce genre d’événements ? L’ECM est-elle incompatible avec l’enseignement des disciplines scientifiques actuel ? Plus précisément, quels sont les facteurs qui rendent l’ECM difficilement intégrables dans les cours de sciences ? La faute incombe-t-elle aux programmes ? Aux savoirs ? Aux enseignants ? Ce texte vise à clarifier certains concepts épistémologiques et à poser les conditions nécessaires à une nouvelle articulation des matières scientifiques autour des thématiques d’ECM.
]]>En quoi l’éducation à la citoyenneté mondiale est-elle un levier pour favoriser le vivre-ensemble dans les écoles avec des élèves primo-arrivants? Vaste question à laquelle nous avons tenté de répondre de deux manières.
Tout d’abord, grâce aux éclairages d’intervenantes expérimentées, Martine Abdallah Pretceille et Danièle Crutzen. Celles-ci nous ont apporté leurs réflexions sur la manière d’aborder l’interculturalité présente dans les écoles. Ensuite, nous avons eu l’occasion de découvrir des projets d’éducation à la citoyenneté mondiale menés par des enseignant·e·s, qui ont répondu à ce défi de l’interculturalité à travers des expériences qu’ils et elles nous ont relaté. Cette journée fut riche en découvertes, réflexions et échanges et ont permis d’accompagner les équipes éducatives dans leur souhait de favoriser l’intégration et le vivre-ensemble au sein de leurs écoles.
Cette journée était organisée dans le cadre du laboratoire d’innovation « public primo-arrivants/DASPA » de WikiCM, le centre de connaissances en éducation à la citoyenneté mondiale.
Découvrez la publication reprenant l’ensemble des exposés et échanges ainsi que des bonnes pratiques pour favoriser le vivre-ensemble !
Depuis plusieurs années, Annoncer la Couleur soutient des projets qui ont pour objectif de favoriser le vivre-ensemble dans les écoles avec des primo-arrivants. Ces projets, créés dans des contextes multiples et variés, nous ont questionné sur le rôle que joue l’éducation à la citoyenneté mondiale dans l’intégration des élèves.
A travers cette publication, nous souhaitons vous présenter le fruit de la réflexion menée lors de la journée d’échanges et d’inspiration qui s’est déroulée le vendredi 12 octobre 2018 à Namur autour de la thématique « Primo-arrivants à l’école : et si on favorisait le vivre-ensemble ?». Lors de celle-ci, nous avons rassemblé des spécialistes et des enseignant∙e∙s porteur∙euse∙s de projets pour réfléchir et questionner la place des projets d’éducation à la citoyenneté mondiale face à ce défi toujours plus grand d’ouverture et d’acceptation des différences. L’ensemble des interventions, témoignages et échanges sont venus éclairer et enrichir nos pratiques de projets dans ce contexte d’intégration des primo-arrivants. Cette journée nous a confirmé que l’éducation à la citoyenneté mondiale peut être un levier pour favoriser le vivre-ensemble dans les écoles avec des élèves primo-arrivants (en DASPA ou non).
Au sein de cet ouvrage, vous trouverez les articles tirés des interventions de Martine Abdellah-Pretceille « Education interculturelle et éducation la citoyenneté » et de Danièle Crutzen et Ahmed Talbi « Discours directs et indirects ». Ensuite, vous découvrirez huit projets d’éducation à la citoyenneté mondiale qui visent à favoriser l’intégration des primo-arrivants à l’école. Pour conclure, nous vous proposons un article synthétisant les « bonnes pratiques » que nous avons relevées pour la mise en projet.
« Je me sens motivé-e car j’ai découvert des expériences d’écoles peu visibles à l’extérieur, qui méritent d’être valorisées ! »
« Je me sens heureuse car j’ai appris plein de choses, toutes les interventions étaient très riches et porteuses de réflexion. »
« Je suis motivé-e car j’ai poursuivi mon apprentissage de la citoyenneté mondiale. »
» Je suis impressionnée par le travail mené, l’investissement et les compétences que développent les enseignants sur le terrain. »
» Je me sens motivé-e car la multitude de projets présentés donne des idées concrètes d’activités et les témoignages des différents intervenants, des enseignants et des élèves montrent tous les bénéfices et le positif de ce type de projet. »
« Je me sens serein-e car même si les objectifs sont énormes, il est possible d’agir autour de soi. »
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Les membres de WikiCM ont décidé de s’emparer de la question tant actuelle du numérique, des nouvelles technologies, en lien avec l’éducation à la citoyenneté mondiale.
Après avoir fait une rapide recherche sur ce qui avait déjà été fait en la matière, il a été décidé de demander aux bénéficiaires finaux, les jeunes, de se prononcer sur la question « quelle innovation numérique rendrait les jeunes acteurs et actrices de citoyenneté mondiale »? Comment utiliser ces nouvelles technologies, qui regorgent de solutions, au service d’un monde plus juste et plus durable, via la sensibilisation des jeunes?
C’est dans ce cadre que WikiCM a organisé #HACK2ACT, le premier hackathon belge en citoyenneté mondiale.
Un hackathon, c’est un atelier de 2 jours (24 ou 48h) durant lequel les participant·e·s de tous horizons se retrouvent pour relever un défi : constituer une équipe soudée autour d’une idée et créer une solution en un temps record. Après un marathon de créativité, soutenu dans une ambiance conviviale, chaque groupe présente son projet devant un jury composé de professionnels, entrepreneurs·ses confirmé·e·s et partenaires.
Ce hackathon s’est tenu à Bruxelles les 20 et 21 avril 2018, réunissant plus de 40 personnes.
Découvrez le site de Hack2Act, les membres du jury, les partenaires et prix octroyés.

C’est le nom du projet qui a gagné Hack2Act. Il s’agit d’un jeu en ligne pour les enfants de 10 à 12 ans pour les sensibiliser aux impacts de leurs actions quotidiennes sur la planète.
Un premier jeu a été développé sur le thème de l’alimentation. Un dossier pédagogique permet de développer la thématique et propose des parcours pédagogiques sur différents sous-tèmes.
En répondant à des questions de la vie de tous les jours, chaque élève influence positivement ou négativement son environnement local. La mer sera plus ou moins bleue ou polluée, l’herbe autour de leur maison sera plus ou moins verte, il y aura plus ou moins de fleurs dans leur jardin, etc.
Leurs réponses auront également un impact global sur la « classe terre ». Ensemble, les actions individuelles influences globalement la planète.
Comment ça marche ?
Les enseignant·e·s sont à la manette : après s’être créé un compte, ce sont elles/eux qui créent les classes et les identifiants des élèves. Une fois ces identifiants créés, les élèves pourront jouer à autant de jeux d’1TerreAction que l’enseignant·e souhaitera ouvrir.
Une fois l’URL du site donnée aux enfants, ceux-ci pourront jouer de chez eux ou à l’école.
Une partie dure environ 15 minutes et peut être effectuée sur ordinateur ou tablette.
Chaque enfant commence par créer son avatar puis, en cliquant sur la planète classe, rentre dans l’univers d’1TerreAction. Il·elle commence par faire la connaissance de Léo et Yasmina, deux enfants qui se posent beaucoup de questions sur le monde : les animaux en voie de disparition, les guerres, la pollution, la migration,… et cherchent des actions à mener pour faire changer les choses.
Ensuite, l’élève découvre son territoire, en bord de mer, ainsi que la planète qui représente la classe.
Le jeu se déroule comme suit :
En fin de jeu, l’enfant voit l’impact de ses réponses sur son territoire (mer plus ou moins bleue ou polluée, herbe plus ou moins verte, etc.) et est invité à découvrir l’impact sur la planète. Celle-ci reprend une moyenne des réponses de tous les enfants de la classe ; car le développement durable, c’est une affaire collective !
En-dessous de la planète figurent 3 jauges qui représentent l’impact environnemental, l’impact humain/social et l’impact sur la santé.
Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse : chaque aliment que l’on consomme peut avoir un impact plus ou moins important dans tel domaine et pas tel autre.
Enfin, l’enfant est invité à retrouver Léo et Yasmina, les personnages de la vidéo d’introduction au jeu, qui ont encore un message à transmettre aux enfants… Il s’agit d’une vidéo d’une minute qui reprend quelques éléments parcourus dans le jeu (la nourriture local et de saison, le commerce équitable, le problème de surconsommation, etc.)
En tant qu’enseignant·e·s, vous avez la possibilité de voir les réponses des enfants en cliquant sur la planète : cela pourra vous donner des idées de sujets à traiter en classe. Tous les sujets sont détaillés dans le dossier pédagogique téléchargeable sur la plateforme. Par question, vous trouverez des compléments d’informations (techniques, chiffrées…), des ressources pédagogiques pertinentes et de qualité ainsi que des pistes d’action pour la classe.
À vous de jouer –> www.1terreaction.com
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Découvrez ci-dessous le dossier pédagogique pour vous lancer vous aussi dans l’aventure de la démocratie!
Pour l’analyse de pays réels, découvrez des exemples de portfolios documentaires :
Arabie-Saoudite
USA
Suisse
Brésil
Bon travail!
]]>WikiCM a ainsi réalisé un guide présentant 71 activités d’ECM en lien avec l’EPC. Ce guide est divisé en trois chapitres. Le premier chapitre présente des activités concernant les socles de compétences d’ECM et d’EPC pour les enfants âgé.e.s de 5 à 14 ans. Les deuxième et troisième chapitres présentent des activités en lien avec les compétences terminales d’ECM et d’EPC. Ceux-ci sont organisés selon les unités d’acquis d’apprentissage (UAA) visées par l’activité. Le deuxième chapitre présente des activités concernant les UAA du 2e degré du secondaire (élèves âgé·e·s de 14 à 16 ans) et le dernier chapitre celles concernant les UAA du 3e degré du secondaire (élèves âgé·e·s de 16 à 18 ans).
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Les fiches thématiques présentent la définition du genre, des animations spécifiques à réaliser en classe, un lexique du genre, les contacts des organismes spécialistes du genre et les ressources à destination des enseignant·e·s ainsi qu’à destination des élèves.
• Fiche thématique pour l’enseignement primaire
• Fiche thématique pour l’enseignement secondaire
Les listes bibliographiques présentent des outils sensibilisant aux stéréotypes, aux préjugés et à leurs rôles, à l’éducation et aux femmes d’action.
• Liste bibliographique pour les 6-9 ans
• Liste bibliographique pour les 9-12 ans
• Liste bibliographique pour les 12-15 ans
• Liste bibliographique pour les 15-18 ans
Envie de nous partager votre expérience ? Contactez-nous, nous compilerons tous les retours des enseignant-e-s ayant expérimenté un de ces outils, pour en faire profiter tous les autres !
L’enjeu de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire (ECMS) est de parler avec des jeunes, des élèves, du monde, de son fonctionnement et expliquer pourquoi il n’est pas tout à fait juste pour tout le monde.
Parler de la question du genre en ECMS, c’est répondre aux questions d’injustices : pourquoi nous n’avons pas tou·te·s la même vie selon le pays dans lequel nous vivons ? Pourquoi, si nous sommes une fille ou un garçon, notre histoire ne sera pas la même ?
Parler du genre c’est parler de ce qui fait les grandes inégalités. Il est vrai qu’aujourd’hui, les filles et les garçons ont plus d’opportunités qu’avant. Les chiffres démontrent une amélioration : les filles dans les pays du sud ont un meilleur accès à la scolarité, plus de femmes en Belgique et dans les pays européens se présentent aux élections, etc. mais il reste des choses pour lesquelles rien ne change voire qui régressent. Par exemple, dans certains pays, le viol n’est pas considéré comme un acte pénal. Dans ce cas, les femmes qui subissent des violences sexuelles entendent très souvent dire que c’est de leur faute.
Les violences physiques, psychologiques ou sexuelles faites aux femmes touchent une femmes sur trois dans le monde.
L’ECMS permet de parler de ce qui se passe dans d’autres pays du monde mais permet également de parler des réalités en Belgique. En effet, dans les classes en Belgique, des filles sont victimes de violences. Les autres élèves, filles ou garçons, seront peut-être ceux·celles qui vont perpétrer la violence ou qui seront témoins d’une manière ou d’une autre de la situation. Il est donc important d’en parler. Que peut-on faire ? Comment la violence peut être limitée ? Que veut dire être violent ?
De plus, les inégalités hommes-femmes continuent d’exister. Les écarts de salaires sont présents dans les pays du sud mais également pour ceux du nord.
Que faire concrètement à l’école pour intégrer la notion du genre ?
Un exemple concret dans le sud est l’accès à la terre. Dans certains endroits dans le monde, les femmes n’ont pas accès à la terre. Les hérités sont toujours les fils. Pour une fille, avoir accès à la terre doit passer par le mariage avec un propriétaire terrien. Quelqu’un qui, au final, va toujours pouvoir décider de ce qu’elle doit et peut faire avec ses terres et aussi comment vont être utilisés les revenus.
En Belgique, le droit de vote existe seulement depuis 1948 pour les femmes.
Qui utilise l’espace ? Qui y a le plus accès ? Comment organiser l’espace pour que tout le monde ait le temps de jouer ? etc. La cour de récréation est souvent monopolisé par une minorité d’enfants, majoritairement des garçons qui jouent au foot et occupent 50% de l’espace.
Parfois, l’école est payante, elle est loin de la maison, etc. Mais aussi il y a la question du genre, les filles y ont moins accès. En Belgique, beaucoup de gens se sont battus pour que l’école soit accessible pour tous (filles et garçons, riche et pauvre).
Faire de l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire c’est éveiller les jeunes aux grandes questions d’injustices dans le monde. Ces injustices concernent aussi la question hommes-femmes et sont d’autant plus fortes pour les femmes du sud, avec peu de moyens et un faible accès à l’école.
Il est important de discuter de ces injustices, de donner des éléments aux élèves, d’écouter ce qu’ils·elles en pensent et pour finir, de considérer comment ils·elles peuvent changer à leur niveau et comment ils·elles peuvent faire attention à l’égalité des genres.
80% de ONG qui travaillent l’ECMS en milieu scolaire ont signé une charte genre. Son objectif est que chaque ONG fasse attention au sein de sa propre organisation à l’égalité des genres.
Un des points de la charte est d’appliquer une communication qui ne reproduit pas les stéréotypes de genre. Par exemple, ne pas représenter uniquement des femmes qui s’occupent d’enfants ou de la santé et des hommes qui sont ingénieurs ou directeurs.
Un guide de bonnes pratiques va également voir le jour en mars 2019.
Envie d’en savoir plus sur la création de la charte genre ? Découvrez l’article du CNCD-11.11.11 « Lancement d’une charte genre : les ONG belges s’emparent de l’égalité de genre« .
